Je vois désespérement clignoter à droite de mon écran une magnifique page de pub me demandant gentiment si je veux des fesses de rêve...
Oui, évidemment, c'est mon rêve le plus cher en ce vendredi 28 décembre, avoir des fesses de rêve...
Parfois je me demande si cette connerie a débuté un jour ou si elle fait parti des phénomènes intemporels, ceux qui grandissent sans n'avoir jamais eu de naissance. Notre ère a-t-elle eu une naissance ? La question me parait moins stupide qu'elle peut le paraitre, on entend souvent les anciens nous répéter que "de leur temps" c'était autrement, mais un autrement beaucoup mieux. Alors y'a-t-il seulement une vérité là-dessous ?
Telle une démonstration de mathématique, procédons par l'absurde :
Soit E, un ensemble "ère" qui contiendrait les élements {corruption, argent, mensonges, avidité, populisme,...},
Par l'absurde, admettons x la borne inférieure de l'ensemble de définition de E.
Cherchons x...
On pourrait alors facilement se tourner vers l'évenement qui a nécessairement entrainé une ascension de la valeur "argent" : la naissance du capitalisme.
En effet, le capitalisme, qui relève d'une ethos et non d'un phenomène bien concret, peut être à de nombreux égards considéré comme le point de départ de notre ère actuelle, et surtout de l'éthique qui la régit. L'homo economicus n'en étant finalement que la simple conséquence. Le capitalisme est né de l'éthos protestantiste, qui pensait que le travail était une purification du corps et de l'esprit, en vue d'être à la hauteur de l'élection finale. Ce mode de penser et d'agir était à l'origine tourné uniquement vers le travail pour sa valeur intrasèque, et non pour le profit materiel qu'il pouvait en découler. Mais par la suite, cet éthos s'est sécularisé pour devenir une véritable vision économique. La motivation que provoquait le travail en lui-même a été remplacé par celle du profit. Or, si la recherche du profit motive aujourd'hui la plupart des interactions, il est alors évident que la morale populaire évolue et s'adapte à ce nouveau mode de fonctionnement. La morale chrétienne qui régissait le monde post-industrielle devient trop peu efficace au milieu d'un système où l'objectif principale devient l'accomplissement personnel. On peut alors aisément imaginer la suite de l'histoire avec la déferlante de bons sentiments qui entrainent peu à peu une superficialisation de la societé.
Mais peut-on vraiment attribuer autant d'effet au capitalisme ?
L'esprit humain est peut-etre nécéssairement tourné vers le superficiel. Le travail est rendu trop difficile, et les individus ont alors besoin d'informations simples.
L'explication est en fait peu probable puisque l'on ne peut vraiment considérer une évolution de la difficulté du travail, et si celle-ci est possible, elle s'effectuerait à l'avantage de notre societé. Le travail y est rendu plus commode avec la modernisation de celui-ci. Pourquoi alors excuser nos comportements en temps libre par la dureté de nos travaux ?
Je sens que je m'éloigne..
En définitive, je ne suis pas sûre que l'on puisse vraiment admettre que notre époque est moins riche que celle d'avant, ou que nos esprits superficiels sont le fruit d'une période bien précise. La continuïté du temps nous empeche de délimiter les erreurs qui ont été commises et dont l'aujourd'hui est la conséquence...
Bon, il faut me stopper...
La publicité clignote encore...